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Pourquoi peindre ce qu'une photo fait déjà ? 🎨

Brosse à dents, brosse à ongles et pinceau éventail : mon trio improbable pour un flou signature.
Brosse à dents, brosse à ongles et pinceau éventail : mon trio improbable pour un flou signature.

Tout m’est revenu en mémoire lors de ma dernière exposition au SIAC. J’avais comme voisin de stand un artiste merveilleux qui peignait de magnifiques nus. Des femmes, toutes plus belles les unes que les autres, rendues avec une précision telle que les visiteurs s'arrêtaient, fascinés, persuadés d'être face à des photographies.

C’était superbe, techniquement irréprochable. Mais en les regardant, une question me brûlait les lèvres : pourquoi s’évertuer à faire un tableau qui imite une photo ? Si l'on veut un réalisme pur, un paysage ou un grain de peau rendu au millimètre près... la photo le fera toujours mieux et plus vite. Pour moi, l'art doit commencer là où l'objectif s'arrête.


Toucher l'âme, pas seulement l'œil


Si vous voulez donner une impression, ou capter l'essence d'un regard plutôt que sa géométrie, vous commencez à toucher au vrai sujet de l'art. C'est ce qui va parler à votre âme, et pas simplement à vos yeux.

Pensez aux impressionnistes. À l'époque, on se moquait de leurs toiles qu’on jugeait "floues". Pourtant, ils n’essayaient pas de copier l’herbe ou l’eau, ils peignaient la lumière, le vent, et l'émotion d'un instant fugace. Ils peignaient la vie qui bat, pas celle qui pose.


Une armée de brosses pour dompter le flou


quand l'imprécision devient une émotion
quand l'imprécision devient une émotion

C’est cette vibration que je cherche dans mes portraits. Et pour y arriver, j’ai dû inventer mes propres armes. Tout a commencé par un "carnage" sur une toile que j'ai tenté de sauver désespérément avec une brosse à ongles... Depuis, mon atelier est devenu un laboratoire de l'imprévu.

Pour créer ce flou qui est devenu ma signature, j’utilise aujourd'hui tout ce qui me tombe sous la main :

  • La brosse à dents : Merveilleuse pour ces projections fines qui mouchettent l'espace.

  • La brosse à ongles : La "costaud", parfaite pour bousculer la matière quand elle se fige trop.

  • Les brosses en arc de cercle : Mes raretés, pour créer des mouvements organiques.

  • Les brosses éventails : Les plus belles, celles qui caressent la toile pour flouter un regard en douceur.

C'est ce mélange entre la délicatesse d'un éventail et l'énergie brute d'une brosse à dents qui crée l'univers Flaneel Arts.


Ne pas tout dire pour mieux ressentir


Le flou
Le flou

Dans mes dernières toiles comme Camille ou Grâce Éphémère, ce flou est ma liberté. Je ne veux pas que vous comptiez les cils du modèle, je veux que vous soyez transpercés par l'émotion de son regard à travers une brume de couleurs.

En laissant les contours s'évaporer, je vous invite à entrer dans l'œuvre. C’est dans ce "flou" que naît le mystère, et c'est dans ce mystère que l'on finit souvent par se rencontrer soi-même.

Et vous ? Préférez-vous la perfection d'une image nette ou le voyage qu'offre une œuvre qui suggère l'invisible ?

 
 
 

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